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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/253

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augmentait la difficulté. Le constructeur éleva donc des piles intermédiaires OP entre les colonnes du second bas côté, une pile intermédiaire également en Q sur le mur de précinction de la première travée, et deux piles intermédiaires RS sur le mur de précinction des travées suivantes. Cette disposition donnant 2, 3 piles dans la première travée, 2, 3 et 4 piles dans les autres, rendait impossible la construction de voûtes en arcs d’ogive qui ne se composaient alors que de diagonales d’un carré ou d’un parallélogramme ne pouvant retomber par conséquent que sur des piles correspondantes en nombre égal.

Plan.choeur.cathedrale.Bourges.png

Ce constructeur ne fut pas arrêté par cette difficulté ; il abandonna le système de voûtes en arcs d’ogive croisées, et ses arcs-doubleaux MGF, NIK établis, il banda d’autres arcs NP, MP, GR, PR, PS, IS, passant ainsi sans difficulté du nombre pair au nombre impair ; quant aux triangles de remplissage, ils procédèrent de cette construction des arcs (voy. Voûte). On arrivait ainsi de l’archivolte de la travée intérieure aux deux arcs-doubleaux du second collatéral et aux trois formerets du mur de précinction ; sous ces formerets pouvaient s’ouvrir trois fenêtres égales comme hauteur et largeur à celles des travées parallèles. L’ordonnance extérieure et intérieure de l’édifice se suivait sans interruption, sans que l’unité fût rompue dans la partie rayonnante du chœur.