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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/244

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Dans le mur de clôture qui ferme et surmonte les chapelles, de longues fenêtres sont ouvertes qui éclairent l’intérieur (49).

Plan.nef.eglise.Carcassonne.png

Le sanctuaire de ces églises se composait, ou d’une seule abside, telle est l’église de Montpezat (Tarn-et-Garonne), fin du XIIIe siècle (50), ou de trois absides, une grande et deux petites, comme à Carcassonne. La plupart de ces églises étaient précédées d’un porche surmonté d’un seul clocher, placé dans l’axe de l’église. Pendant le XIVe siècle, la grande cathédrale d’Alby fut construite d’après ce système ; seulement on établit deux étages de chapelles afin de renfermer entièrement les contre-forts dans l’intérieur (51), et les voûtes en arcs d’ogive des chapelles de premier étage, bandées sur les formerets de la voûte de la nef, atteignirent son niveau. Les jours étaient pris dans les murs de clôture des chapelles hautes par de longues et étroites fenêtres. Au lieu de trois absides percées dans le mur de l’est, comme dans les deux églises de Carcassonne, le chœur d’Alby se termine par sept chapelles rayonnantes à double étage comme celles de la nef (voy. Cathédrale). Cette disposition est grandiose ; la nef de Sainte-Cécile d’Alby n’a pas moins de 17m, 70 dans œuvre, mais il faut dire que, pour le culte catholique, les grandes églises sans bas côtés ne sont pas commodes. Rien dans ce grand