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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/234

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grande église de Sainte-Sophie que nous donnons ici (45).

Plan.eglise.Sainte.Sophie.png

Telle sont, avec certaines modifications, les petites églises d’Athènes dont nous présentons l’un des types (église de Kapnicarea) (46). Ces monuments, bien que très-différents par leurs dimensions et la manière dont ils sont construits, dérivent du même principe.

Plan.eglise.Kapnicarea.Athenes.png

C’est toujours la coupole centrale sur pendentifs, épaulée par des voûtes latérales en berceau, ou d’arêtes, ou en quart de sphère. L’église circulaire terminée par une coupole avec jour central ou fenêtres percées à la base de la voûte, était plutôt un lieu consacré, une enceinte destinée à conserver soit des traces divines, comme l’église de l’ascension à Jérusalem[1], soit une sépulture, comme le Saint-Sépulcre, qu’une église dans la véritable acception du mot. Cependant cette forme primitive, adoptée dès l’époque de Constantin, eut une influence sur tous les édifices chrétiens élevés en Orient, dans lesquels on retrouve toujours la coupole centrale, à moins que par exception, comme dans l’église de Bethléem, le parti de la basilique romaine n’ait été presque complètement appliqué (43). Dès les premiers siècles du christianisme, il semblerait que le plan circulaire adopté en Orient eût aussi exercé en Occident une influence notable sur l’architecture religieuse. Sans parler des nombreux édifices circulaires

  1. Voy. L’Architecture monastique, par M. Albert Lenoir. Paris, 1852 ; p. 249 et suiv.