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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 1.djvu/21

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Abaque.eglise.Vezelay.png

mais alors il n’est plus décoré que par des profils d’une coupe très-mâle (3), débordant toujours les feuillages et ornements du chapiteau. L’exemple que nous donnons ici est tiré du chœur de l’église de Vézelay, bâti de 1200 à 1210. Vers le milieu du XIIIe siècle, lorsque les arcs sont refouillés de moulures accentuées présentant en coupe des saillies comprises dans des polygones, les abaques inscrivent ces nouvelles formes (4).

Abaque.XIIIe.siecle 2.png
Abaque.XIIIe.siecle.png
Alors les feuillages des chapiteaux débordent la saillie des tailloirs. (Église de Semur en Auxois et cathédrale de Nevers.)

Abaque.circulaire.XIIIe.siecle.png
On rencontre souvent des abaques circulaires dans les édifices de la province de Normandie, à la cathédrale de Coutances, à Bayeux, à Eu, au Mont-Saint-Michel ; les abaques circulaires apparaissent vers le milieu du XIIIe siècle : les profils en sont hauts, profondément refouillés, comme ceux des chapiteaux anglais de la même époque. Quelquefois dans les chapiteaux des meneaux de fenêtres (comme à la Sainte-Chapelle du Palais, comme à la cathédrale d’Amiens, comme dans les fenêtres des chapelles latérales de la cathédrale de Paris), de 1230 à 1250, les abaques sont circulaires (5).

Vers la fin du XIIIe siècle les abaques diminuent peu à peu d’importance : ils deviennent bas, maigres, peu saillants pendant le XIVe siècle (6), et dis-