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LES PRINCIPES DES MOTEURS THERMIQUES.

Ces deux restrictions admises, chaque masse élémentaire m sera définie par sa vitesse de translation [1], jointe à ses trois caractéristiques thermodynamiques

La valeur absolue de cette vitesse suffit d’ailleurs à déterminer l’énergie cinétique c’est-à-dire à achever de caractériser, au point de vue énergétique, la masse gazeuse considérée. Toutefois, lorsqu’on abordera le problème qui consiste à transformer cette énergie cinétique en travail, sur des aubages mobiles de turbine, la considération de la direction de la vitesse aura à intervenir.

L’énergie totale de la masse considérée comprendra donc, pour l’observateur fixe : son énergie potentielle si elle se déplace dans un champ de forces, son énergie cinétique de translation et son énergie interne

Il importe d’examiner si cette énergie interne par unité de masse est identique à la fonction qu’évalue un observateur lié à la masse, et si les caractéristiques thermodynamiques qui déterminent cette grandeur gardent bien la même signification pour l’observateur fixe.

Pour la grandeur il n’y a aucune difficulté. Si nous laissons de côté les réserves, sans aucune conséquence pratique, qu’introduirait la théorie de la relativité pour des vitesses de l’ordre de la vitesse de la lumière, la masse et les dimensions géométriques, qui sont les éléments du volume spécifique, ne dépendent pas de la vitesse de translation.

Pour la partie de qui correspond à des énergies potentielles internes, il n’y en a pas non plus, puisqu’elle dépend seulement de la configuration interne du système, c’est-à-dire des positions relatives de ses éléments.

Pour et il peut y avoir des difficultés en ce qui concerne la

    décoordination thermique irréversible de l’énergie cinétique : c’est la décoordination par viscosité. Il est à noter qu’elle intervient, de façon essentielle, pour mener à achèvement la décoordination commencée par des tourbillonnements à dispersion progressive.

  1. Ne pas confondre cette notation avec celle que nous avons utilisée antérieurement pour désigner le volume d’une masse m quelconque, et dont nous n’aurons plus besoin car nous pourrons la remplacer par