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Quelques jours après la mort d’Alfred de Vigny, j’essayai, dans un article du Journal des Débats, d’esquisser en quelques traits rapides, mais précis et fidèles, la physionomie et l’œuvre du poète. Je demande au lecteur la permission de reproduire ces lignes. J’ai quelque chose à y ajouter. Mais, après trois ans, ayant à parler d’Alfred de Vigny et à le faire parler lui-même, je n’ai rien à y changer :

« C’est un ami qui va parler d’un ami, un cœur plein d’affliction et de reconnaissance. Le noble poëte dont les lettres françaises portent le deuil m’a honoré, en mourant, d’un monument inestimable de sa confiance et de son