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272 LIVRE IIL — CHAPITRE IV.

��CHAPITRE IV.

i«NÉSIDÈM£. - SES RAPPORTS AVEC UHÉRAGLITEISMB.

��Il faut maintenant tourner la médaille. Nous venons de voir un ^nësidème ennemi déclaré de tout dogmatisme, et scep- tique à souhait : voici un yËnésidème ouvertement dogmatique, et les renseignements qui nous le montrent sous ce nouvel aspect sont pris aux mêmes sources, ont une égale autorité. iEnésidème se rallie à l'école d'Heraclite : il a une opinion sur l'essence des choses, et sur beaucoup de questions fort dé- battues. Comment expliquer cette métamorphose? C'est le pro- blème te plus embarrassant que présente l'histoire d'^nésidème. Les historiens, fort en peine, ont imaginé plusieurs solutions; aucune n'est pleinement satisfaisante. L'histoire de la pensée d'^nésidème est comme son système, qui oppose les contraires, et leur incompatibilité est telle , que peut-être le mieux serait d'appliquer la maxime sceptique, et de retenir son jugement

I. Etablissons d'abord les preuves de son adhésion à l'héra- clitéisme.

A plusieurs reprises Sextus, indiquant des opinions com- munes à Heraclite et à iEnésidème, emploie l'expression : Alvn-

Avec plus de précision encore , il dit qu'iEnésidème ^^^ consi- dérait le scepticisme comme un acheminement vers la doctrine

(0 AT., VII, 349; IX, 337; X, ai6, a33.

(') P. , I , a 1 o : Évd iè oi «spi top kivifoièiifiop iXtyov èièp eïvat ri^p 9xc«7fx49 àyotyi^p M ri^p apeaiXeixêtop (^ikooo^Uuf, iukt vpoiryehat jov ravapria ^tpi tô aùtè ùitdpxjup t6 rdpapria mtpl rè aM ^o/yeafieu - xai oi fi^ oxe^lixol ^ai»ta9at Xéyouat ta iptunia mêpl rè coiiè, ol iè âpoxAc^eioi éwè TotSrov Moâ M rà ihséfx/^gp «M lurép^optau.

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