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Page:Verne - Voyages et aventures du capitaine Hatteras.djvu/32

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AVENTURES DU CAPITAINE HATTERAS


1° K. Z., capitaine ; 2° Richard Shandon, commandant ; 3° James Wall, troisième officier ; 4° Le docteur Clawbonny ; 5° Johnson, maître d’équipage ; 6° Simpson, harponneur ; 7° Bell, charpentier ; 8° Brunton, premier ingénieur ; 9° Plover, second ingénieur ; 10° Strong (nègre), cuisinier ; 11° Foker, ice-master ; 12° Wolsten, armurier ; 13° Bolton, matelot ; 14° Garry, matelot ; 15° Clifton, matelot ; 16° Gripper, matelot ; 17° Pen, matelot ; 18° Waren, chauffeur.





CHAPITRE IV. — DOG-CAPTAIN.


Le jour du départ était arrivé avec le 5 avril. L’admission du docteur à bord rassurait un peu les esprits. Où le digne savant se proposait d’aller, on pouvait le suivre. Cependant la plupart des matelots ne laissaient pas d’être inquiets, et Shandon, craignant que la désertion ne fît quelques vides à son bord, souhaitait vivement d’être en mer. Les côtes hors de vue, l’équipage en prendrait son parti.

La cabine du docteur Clawbonny était située au fond de la dunette, et elle occupait tout l’arrière du navire. Les cabines du capitaine et du second, placées en retour, prenaient vue sur le pont. Celle du capitaine resta hermétiquement close, après avoir été garnie de divers instruments, de meubles, de vêtements de voyage, de livres, d’habits de rechange, et d’ustensiles indiqués dans une note détaillée. Suivant la recommandation de l’inconnu, la clef de cette cabine lui fut adressée à Lubeck ; il pouvait donc seul entrer chez lui.

Ce détail contrariait Shandon, et ôtait beaucoup de chances à son commandement en chef. Quant à sa propre cabine, il l’avait parfaitement appropriée aux besoins du voyage présumé, connaissant à fond les exigences d’une expédition polaire.

La chambre du troisième officier était placée dans le faux pont, qui formait un vaste dortoir à l’usage des matelots ; les hommes s’y trouvaient fort à l’aise, et ils eussent difficilement rencontré une installation aussi commode à bord de tout autre navire. On les soignait comme une cargaison de prix ; un vaste poêle occupait le milieu de la salle commune.

Le docteur Clawbonny était, lui, tout à son affaire ; il avait pris possession de sa cabine dès le 6 février, le lendemain même de la mise à l’eau du Forward.

« Le plus heureux des animaux, disait-il, serait un colimaçon qui pour-