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Page:Verne - Voyages et aventures du capitaine Hatteras.djvu/306

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encore séparées. Loin de là. La mer restait toujours prise ; cependant des traces de phoques annonçaient les premières visites de ces amphibies, qui venaient déjà respirer à la surface de l’ice-field. Il était même évident, à de larges empreintes, à de fraîches cassures de glaçons, que plusieurs d’entre eux avaient pris terre tout récemment.

'The Field of Ice' by Riou and Montaut 029.jpg

Ces animaux sont très avides des rayons du soleil, et ils s’étendent volontiers sur les rivages pour se laisser pénétrer par sa bienfaisante chaleur.

Le docteur fit observer ces particularités à ses compagnons.

« Remarquons cette place avec soin, leur dit-il ; il est fort possible que, l’été venu, nous rencontrions ici des phoques par centaines ; ils se laissent facilement approcher dans les parages peu fréquentés des hommes, et on s’en empare aisé-