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Page:Verne - Voyages et aventures du capitaine Hatteras.djvu/141

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La variabilité du vent dans les mers arctiques est un fait remarquable, et souvent quelques minutes à peine séparent un calme plat d’une tempête désordonnée. C’est ce qu’Hatteras éprouva le 23 juin, au milieu même de l’immense baie.

'The English at the Noth Pole' by Riou and Montaut 080.jpg

Les vents les plus constants soufflent généralement de la banquise à la mer libre, et sont très-froids. Ce jour-là, le thermomètre descendit de quelques degrés ; le vent sauta dans le sud, et d’immenses rafales, passant au-dessus des champs de glace, vinrent se débarrasser de leur humidité sous la forme d’une neige épaisse. Hatteras fit immédiatement carguer les voiles dont il aidait l’hélice, mais pas si vite cependant que son petit perroquet ne fût emporté en un clin d’œil.