Ouvrir le menu principal

Page:Verne - Voyages et aventures du capitaine Hatteras.djvu/131

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



— On ne l’explique pas, Johnson ; nous ne sommes pas encore assez savants pour cela. Mais ce qui est certain, exact, mathématique, c’est que le pôle magnétique est ici même, à cette place !

— Ah ! monsieur Clawbonny, que le capitaine serait heureux de pouvoir en dire autant du pôle boréal !

'The English at the Noth Pole' by Riou and Montaut 076.jpg

— Il le dira, Johnson, il le dira.

— Dieu le veuille ! » répondit ce dernier.

Le docteur et son compagnon élevèrent un cairn sur l’endroit précis où l’expérience avait lieu, et, le signal de revenir leur ayant été fait, ils retournèrent à bord à cinq heures du soir.




CHAPITRE XVII. — LA CATASTROPHE DE SIR JOHN FRANKLIN.


Le Forward parvint à couper directement le détroit de James-Ross, mais ce ne fut pas sans peine ; il fallut employer la scie et les pétards ; l’équipage éprouva une fatigue extrême. La température était heureusement fort supportable, et supérieure de trente degrés à celle que trouva James Ross à pareille époque. Le thermomètre marquait trente-quatre degrés (+2° centig.).

Le samedi, on doubla le cap Félix, à l’extrémité nord de la terre du Roi-Guillaume, l’une des îles moyennes de ces mers boréales.

L’équipage éprouvait alors une impression forte et douloureuse ; il jetait des regards curieux, mais tristes sur cette île dont il longeait la côte.