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Page:Verne - Voyage au centre de la Terre.djvu/201

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C’était la végétation de l’époque tertiaire dans toute sa magnificence.

Personne ne souriait, mais le professeur avait une telle habitude de voir les visages s’épanouir pendant ses savantes dissertations !

« Oui, reprit-il avec une animation nouvelle, c’est là un homme fossile, et contemporain des mastodontes dont les ossements emplissent cet amphithéâtre. Mais de vous dire par quelle route il est arrivé là, comment ces couches où il était enfoui ont glissé, jusque dans cette énorme cavité du globe, c’est ce que je ne me permettrai pas. Sans doute, à l’époque quaternaire, des troubles considérables se manifestaient encore dans l’écorce terrestre ; le refroidissement continu du globe produisait des cassures, des fentes, des failles, où dévalait vraisemblablement une partie du terrain supérieur. Je ne me prononce pas, mais enfin l’homme