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Page:Verne - Voyage au centre de la Terre.djvu/181

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Le Geyser s’élève majestueusement.

première couche de nuages. Il est seul. Ni fumerolles, ni sources chaudes ne l’entourent, et toute la puissance volcanique se résume en lui. Les rayons de la lumière électrique viennent se mêler à cette gerbe éblouissante, dont chaque goutte se nuance de toutes les couleurs du prisme.

« Accostons, » dit le professeur.

Mais il faut éviter avec soin cette trombe d’eau, qui coulerait le radeau en un instant. Hans, manœuvrant adroitement, nous amène à l’extrémité de l’îlot.

Je saute sur le roc ; mon oncle me suit lestement, tandis que le chasseur demeure à son poste, comme un homme au-dessus de ces étonnements.

Nous marchons sur un granit mêlé de tuf siliceux ; le sol frissonne sous