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Page:Verne - Un drame en Livonie, illust Benett, 1905.djvu/22

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un drame en livonie.


Le fugitif en saisit les montants et franchit les échelons inférieurs, au moment où les loups se jetaient une dernière fois sur lui. Des coups de crocs portèrent sur ses bottes, dont le cuir fut déchiré.

Cependant, l’échelle craquait sous le poids de l’homme, elle oscillait sous ses efforts. Allait-elle donc s’abattre ? Cette fois, alors, il serait déchiré, il serait dévoré vivant…

L’échelle résista, et il put en atteindre les derniers échelons avec l’agilité d’un gabier sur les enfléchures des haubans.

Là faisait saillie l’extrémité d’une poutre, une sorte de gros moyeu au bout duquel il était possible de s’achevaler.

L’homme était hors de l’atteinte des loups, qui bondissaient au pied de l’échelle et s’épuisèrent en affreux hurlements.