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Page:Verne - Un drame en Livonie, illust Benett, 1905.djvu/102

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un drame en livonie.

« Ah ! te voilà, Trankel… dit un des policiers. Il y a quelque temps qu’on ne t’avait vu, ce me semble, six mois au moins…

— Non, pas tant que cela ! répondit Trankel.

— Et qui t’envoie ?…

— Mon maître, M. Frank Johausen.

— Bien, bien… et tu voudrais parler au major Verder ?…

— Si c’est possible.

— Il vient justement d’arriver à son bureau, Trankel, et si tu veux te donner la peine de l’y rejoindre, il sera enchanté de te recevoir. »

Trankel, très honoré, se dirigea vers le cabinet du major et frappa discrètement à la porte.

Sur une invitation laconique qui lui fut envoyée de l’intérieur, il entra.

Le major, assis devant son bureau, feuilletait une liasse de documents. Il leva les yeux vers l’individu qui se présentait et dit :

« Ah ! c’est toi, Trankel ?…

— Moi-même, monsieur le major.

— Et tu viens…

— De la part de M. Johausen.

— Est-ce grave ?…

— Le samovar, qui s’est obstiné à ne pas fonctionner ce matin…

— Parce que tu avais oublié de l’allumer, sans doute ?… observa en souriant le major.

— Peut-être.

— Et combien ?…

— Voici le bon. »

Et Trankel remit au major Verder la fiche que lui avait donnée son maître.