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Page:Verne - Un capitaine de quinze ans, Hetzel, 1878.djvu/255

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la cloche à plongeurs.

ni de se serrer une dernière fois la main, ils se virent séparés les uns des autres, sans doute en vertu d’ordres préalablement donnés.

Une première barque entraîna Mrs. Weldon, le petit Jack et le cousin Bénédict, et Dick Sand les vit disparaître au milieu du campement.

Quant à lui, accompagné de Nan, du vieux Tom, d’Hercule, de Bat, d’Actéon et d’Austin, il fut jeté dans une seconde pirogue, qui se dirigea vers un autre point de la colline.

Vingt indigènes montaient cette barque, que cinq autres suivaient. Résister n’était pas possible, et cependant Dick Sand et ses compagnons le tentèrent. Quelques soldats de la caravane furent blessés par eux, et certainement ils eussent payé cette résistance de leur vie, s’il n’y avait eu ordre formel de les épargner.

En quelques minutes, le trajet fut fait. Mais, au moment où la barque accostait, Hercule, d’un bond irrésistible, s’élança sur le sol. Deux indigènes se précipitèrent sur lui ; mais le géant fit tournoyer son fusil comme une massue, et les indigènes tombèrent, le crâne fracassé.

Un instant après, Hercule disparaissait sous le couvert des arbres, au milieu d’une grêle de balles, au moment où Dick Sand et ses compagnons, après avoir été déposés à terre, étaient enchaînés comme des esclaves !


CHAPITRE VII

un campement sur les bords de la coanza.


L’aspect du pays, depuis que l’inondation avait fait un lac de cette plaine où s’élevait le village des termites, était entièrement changé. Une vingtaine de fourmilières émergeaient par leur cône et formaient les seuls points saillants sur cette large cuvette.

C’était la Coanza qui avait débordé pendant la nuit, sous les eaux de ses affluents, grossis par l’orage.

Cette Coanza, un des fleuves de l’Angola, se jette dans l’océan Atlantique, à cent milles du point où s’était échoué le Pilgrim. C’est ce fleuve que le lieutenant