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Page:Verne - P’tit-bonhomme, Hetzel, 1906.djvu/459

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p’tit-bonhomme.

« La Doris n’a jamais été abandonnée, dit-il d’une voix ferme, et ce qu’elle contient est à moi ! »

En effet, il l’avait sauvée, cette riche cargaison, rien que par sa présence à bord.

Toute discussion eût été inutile. Le droit de P’tit-Bonhomme était incontestable. La propriété de la cargaison lui fut conservée, comme celle de la Doris restait au capitaine Clear et à ses hommes, qui avaient été recueillis la veille. Les pêcheurs devraient se contenter de la prime qui leur était légitimement due.

Quelle satisfaction pour tout ce monde de se retrouver, une heure après, dans le bazar de Little Boy and Co ! C’est quelle avait été singulièrement périlleuse, la première traversée de P’tit-Bonhomme ! Et pourtant, Bob de lui dire :

« Ah ! que j’aurais voulu être avec toi à bord !…

— Tout de même, Bob ?…

— Tout de même ! »



XV

et pourquoi pas ?…


Décidément, toutes sortes de bonheurs se succédaient dans l’existence de P’tit-Bonhomme, depuis qu’il avait quitté Trelingar-castle : bonheur d’avoir sauvé et adopté Bob, bonheur d’avoir retrouvé Grip et Sissy, bonheur de les avoir mariés l’un à l’autre, sans parler des fructueuses affaires que faisait le jeune patron des Petites Poches. Il allait simplement et sûrement à la fortune à force d’intelligence, disons de courage aussi. Sa conduite à bord de la Doris en témoignait.