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lorsqu’il eut examiné le cliché, dont l’épreuve serait laissée aux soins de M. Balfour.

M. Hawkins, le capitaine et Nat quittèrent alors le comptoir afin de se procurer tout ce qu’exigeait une navigation de neuf à dix semaines. Les entrepôts ne manquent point à Wellington, et on y trouve les divers approvisionnements maritimes : produits alimentaires, engins de bord, agrès, poulies, cordages, ustensiles, voiles de rechange, instruments de pêche, barils de brai et de goudron, outils de calfat et de charpentier. Mais, sauf quelques glènes de filin à remplacer, les besoins du brick se bornaient à ce qui concernait la nourriture des passagers et de l’équipage. Cela fut vite acheté, réglé, puis expédié au James-Cook, des que les matelots Wickley, Hobbes et le maître-coq furent arrivés.

En même temps, M. Gibson remplit les formalités qui sont obligatoires pour tout bâtiment à son entrée et à sa sortie. Donc rien n’empêcherait le brick d’appareiller dès l’aube, plus heureux que d’autres navires de commerce que la désertion de leurs hommes retenait en relâche à Wellington.

Pendant ces courses à travers la ville, au milieu d’une population très affairée, M. Hawkins et ses compagnons rencontrèrent un certain nombre de Maoris de la campagne envi-