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à wellington.

— Ils ne m’inspirent guère de confiance, mais je n’ai pas trouvé mieux.

— Ainsi le James-Cook partira ?…

— Dès demain, s’il ne nous arrive pas ici ce qui nous est arrivé à Dunedin. En ce moment, il n’est pas bon pour les capitaines du commerce de relâcher dans les ports de la Nouvelle-Zélande !

— Tu veux parler de la désertion qui décime les équipages ?… demanda M. Hawkins.

— Et qui fait plus que les décimer, répliqua M. Gibson, puisque, sur huit matelots, j’en ai perdu quatre, dont je n’ai plus eu aucune nouvelle…

— Tu as raison, Gibson, prends garde à ce qu’il n’en soit pas à Wellington comme il en a été à Dunedin…

— Aussi ai-je eu la précaution de ne permettre à personne de débarquer sous aucun prétexte… pas même au cuisinier Koa…

— C’est prudent, père, ajouta Nat Gibson… Il y a dans le port une demi-douzaine de navires qui ne peuvent prendre la mer faute de matelots.

— Cela ne m’étonne pas, répondit Harry Gibson. Aussi je compte mettre à la voile dès que nous aurons embarqué nos provisions, et assurément nous serons parés demain dès la première heure. »