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les frères kip.


— Balt, répondit M. Hawkins, dont la résolution était irrévocablement prise, il n’y a de capitaine que celui dont je fais choix, comme armateur et propriétaire de ce navire… J’ai jugé que vous n’étiez pas à la hauteur de vos fonctions… Désormais, c’est le capitaine Kip qui est le maître à bord… maître après Dieu…

— Je ferai valoir mes droits devant les autorités maritimes à Hobart-Town… répliqua Flig Balt.

— Comme il vous plaira, répondit l’armateur.

— J’ai été régulièrement nommé, et…

— Assez, Flig Balt, dit Karl Kip, Pas une parole de plus !… À votre poste !… Quant à vous, matelots, je compte sur votre dévouement et votre obéissance ! »

Ainsi finit le commandement de l’ex-maître d’équipage, ainsi lui échappa cette dernière chance de s’emparer du bâtiment. Dès cet instant, les matelots comprirent qu’ils avaient affaire à un capitaine énergique, résolu, marin dans l’âme, qui ne souffrirait aucune résistance à ses ordres. M. Hawkins ne put que s’applaudir de la résolution qu’il venait de prendre dans l’intérêt du James-Cook.

Et, maintenant, Vin Mod, Len Cannon et ses camarades se résigneraient-ils à l’abandon de leurs projets ?… Ne tenteraient-ils pas