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les frères kip.


Les frères Kip étaient compris dans l’invitation faite par M. Hamburg, mais ils l’avaient déclinée avec la réserve de gens qui ne veulent point s’imposer. Ils profiteraient de cette soirée pour faire une dernière promenade aux environs du port. Quant à l’équipage du brick, comme la désertion n’était point à craindre, il avait l’autorisation de descendre à terre et ne se ferait pas faute de fraterniser avec les matelots des autres bâtiments. La soirée finirait peut-être par quelque griserie dans la principale taverne de Kerawara. Cela était difficile à empêcher, et M. Gibson se borna à recommander de ne pas laisser les choses aller trop loin.

Flig Balt affirma au capitaine qu’il pouvait compter sur lui. Mais, en parlant avec son obséquiosité habituelle, pourquoi ne parvint-il pas à dissimuler le trouble qui l’agitait ?… Aussi M. Gibson, qui s’en aperçut, lui dit-il :

« Qu’avez-vous donc, Balt ?…

— Rien, monsieur Gibson, rien… répondit le maître d’équipage. Je suis un peu fatigué, voilà tout. »

Et ses regards, se détournant du capitaine, se dirigèrent sur Vin Mod, qui l’observait.

Vers cinq heures, M. Hawkins, Nat Gibson, M. Zieger se trouvaient à l’habitation de M. Hamburg, où le dîner allait être servi à