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port-praslin.

s’empressa de venir au-devant de ses invités et de ses hôtes :

« Ah ! monsieur Hawkins, s’écria-t-elle en tendant la main à l’armateur, que je suis heureuse de vous voir…

— Et moi tout autant, chère dame, répondit M. Hawkins, qui embrassa Mme Zieger sur les deux joues. Votre dernier voyage à Hobart-Town date de quatre ans déjà…

— De quatre ans et demi, monsieur Hawkins !

— Eh bien, déclara l’armateur en souriant, malgré ces six mois de plus, je vous retrouve telle que vous étiez…

— Je ne dirai pas cela de Nat Gibson, reprit Mme Zieger. Il est changé, lui !… Ce n’est plus un jeune garçon… c’est un jeune homme…

— Qui vous demandera la permission d’imiter M. Hawkins, répliqua Nat Gibson en l’embrassant à son tour.

— Et votre père ?… demanda Mme Zieger.

— Il est resté a bord, répondit M. Hawkins, mais il ne manquera pas d’être ici pour l’heure du déjeuner. »

M. et Mme Zieger n’avaient point d’enfant. Ils habitaient seuls cette villa de Wilhelmstaf avec leurs domestiques, un ménage, allemand comme eux, et une famille de colons logée dans un bâtiment annexe. Ces cultivateurs