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Page:Verne - Le Château des Carpathes.djvu/206

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Franz parvint à se maîtriser et s’éloigna de la meurtrière. Puis, la casemate traversée, il franchit la porte et continua de suivre la galerie.

Cinq cents pas plus loin, il arriva au seuil d’un escalier qui se déroulait dans l’épaisseur du mur.

Était-il enfin au donjon qui se dressait au milieu de la place d’armes ? Il avait lieu de le croire.

Cependant, cet escalier ne devait pas être l’escalier principal qui accédait aux divers étages. Il ne se composait que d’une suite d’échelons circulaires, disposés comme les filets d’une vis à l’intérieur d’une cage étroite et obscure.

Franz monta sans bruit, écoutant, mais n’entendant rien, et, au bout d’une vingtaine de marches, il s’arrêta sur un palier.

Là, une porte s’ouvrait attenant à la terrasse, dont le donjon était entouré à son premier étage.

Franz se glissa le long de cette terrasse et, en prenant le soin de s’abriter derrière le parapet, il regarda dans la direction du plateau d’Orgall.

Plusieurs hommes apparaissaient encore au bord de la sapinière, et rien n’indiquait qu’ils voulussent se rapprocher du burg.

Décidé à rejoindre le baron de Gortz avant qu’il se fût enfui par le tunnel du col, Franz contourna l’étage et arriva devant une autre porte, où la vis de l’escalier reprenait sa révolution ascendante.

Il mit le pied sur la première marche, appuya ses deux mains aux parois, et commença à monter.

Toujours même silence.

L’appartement du premier étage n’était point habité.

Franz se hâta d’atteindre les paliers qui donnaient accès aux étages supérieurs.

Lorsqu’il eut atteint le troisième palier, son pied ne rencontra plus de marche. Là se terminait l’escalier, qui desservait l’appartement le plus élevé du donjon, celui que couronnait la