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Page:Verne - Le Château des Carpathes.djvu/194

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Mais peut-être était-il heureux qu’il fût hors d’état de le faire, car, en cas que sa tentative eût échoué, le baron de Gortz lui aurait fait payer de sa vie les secrets qu’il venait de découvrir !

Quelques minutes après l’arrivée de Orfanik, un autre homme pénétra dans la chapelle.

C’était le baron Rodolphe de Gortz.

L’inoubliable physionomie de ce personnage n’avait pas changé. Il ne semblait même pas avoir vieilli, avec sa figure pâle et longue que le fanal éclairait de bas en haut, ses longs cheveux grisonnants, rejetés en arrière, son regard étincelant jusqu’au fond de ses noires orbites.

Rodolphe de Gortz s’approcha pour examiner le travail dont s’occupait Orfanik.

Et voici les propos qui furent échangés d’une voix brève entre ces deux hommes.

XV

« Le raccordement de la chapelle est-il fini, Orfanik ?

— Je viens de l’achever.

— Tout est préparé dans les casemates des bastions ?

— Tout.

— Maintenant les bastions et la chapelle sont directement reliés au donjon ?

— Ils le sont.

— Et, après que l’appareil aura lancé le courant, nous aurons le temps de nous enfuir ?