Ouvrir le menu principal

Page:Verne - Le Château des Carpathes.djvu/148

Cette page a été validée par deux contributeurs.


« D’après ce que j’ai entendu, dit-il, Nic Deck n’a pas été gravement atteint…

— Non, monsieur le comte, répondit Miriota, et que le Ciel en soit béni !

— Vous avez un bon médecin à Werst ?

— Hum ! fit maître Koltz, d’un ton qui était peu flatteur pour l’ancien infirmier de la quarantaine.

— Nous avons le docteur Patak, répondit Miriota.

— Celui-là même qui accompagnait Nic Deck au château des Carpathes ?

— Oui, monsieur le comte.

— Mademoiselle Miriota, dit alors Franz, je désirerais, dans son intérêt, voir votre fiancé, et obtenir des détails plus précis sur cette aventure.

— Il s’empressera de vous les donner, même au prix d’un peu de fatigue…

— Oh ! je n’abuserai pas, mademoiselle Miriota, et ne ferai rien qui soit susceptible de nuire à Nic Deck.

— Je le sais, monsieur le comte.

— Quand votre mariage doit-il avoir lieu ?…

— Dans une quinzaine de jours, répondit le biró.

— Alors j’aurai le plaisir d’y assister, si maître Koltz veut bien m’inviter toutefois…

— Monsieur le comte, un tel honneur…

— Dans une quinzaine de jours, c’est convenu, et je suis certain que Nic Deck sera guéri, dès qu’il aura pu se permettre un tour de promenade avec sa jolie fiancée.

– Dieu le protège, monsieur le comte ! » répondit en rougissant la jeune fille.

Et, en ce moment, sa charmante figure exprima une anxiété si visible, que Franz lui en demanda la cause :

« Oui ! que Dieu le protège, répondit Miriota, car, en essayant de pénétrer dans le château malgré leur défense, Nic a bravé les gé-