Ouvrir le menu principal

Page:Verne - La Jangada, 1881, t1.djvu/72

Cette page a été validée par deux contributeurs.

64
LA JANGADA.

munda, l’un des affluents moyens du grand fleuve.

Dès le principe, on peut déjà prévoir que l’Amazone deviendra un magnifique cours d’eau. Pas de barrages ni d’obstacles d’aucune sorte depuis sa source jusqu’à l’endroit où son cours, un peu rétréci, se développe entre deux pittoresques chaînons inégaux. Les chutes, ne commencent à briser son courant qu’au point où il oblique vers l’est, pendant qu’il traverse le chaînon intermédiaire des Andes. Là existent quelques sauts, sans lesquels il serait navigable depuis son embouchure jusqu’à sa source. Quoi qu’il en soit, ainsi que l’a fait observer Humboldt, il est libre sur les cinq sixièmes de son parcours.

Et, dès le début, les tributaires, nourris, eux-mêmes par un grand nombre de leurs sous-affluents, ne lui manquent pas. C’est le Chinchipé, venu du nord-est, à gauche. À droite, c’est le Chachapuyas, venu du sud-est. C’est, à gauche, le Marona et le Pastuca, et le Guallaga, à droite, qui s’y perd près de la Mission de la Laguna. De gauche encore arrivent le Chambyra et le Tigré qu’envoie le nord-est ; de droite, le Huallaga, qui s’y jette à deux mille huit cents milles de l’Atlantique, et dont les bateaux peuvent encore remonter le cours sur une longueur de plus de deux cents milles pour s’enfon-