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Page:Verne - La Jangada, 1881, t1.djvu/67

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L’AMAZONE.


V

l’amazone


« Le plus grand fleuve du monde entier [1] ! » disait le lendemain Benito à Manoel Valdez.

Et à ce moment, tous deux, assis sur la berge, à la limite méridionale de la fazenda, regardaient passer lentement ces molécules liquides qui, parties de l’énorme chaîne des Andes, allaient se perdre à huit cents lieues de là, dans l’océan Atlantique.

« Et le fleuve qui débite à la mer le volume d’eau le plus considérable ! répondit Manoel.

  1. L’affirmation de Benito, vraie à cette époque, où de nouvelles découvertes n’avaient pas été faites encore, ne peut plus être tenue pour exacte aujourd’hui. Le Nil et le Missouri-Mississipi, d’après les derniers relèvements, paraissent avoir un cours supérieur en étendue à celui de l’Amazone.