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Page:Verne - La Jangada, 1881, t1.djvu/278

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LA JANGADA.

— Une réponse, répliqua lentement Torrès, qui m’empêche d’aller trouver le chef de police de Manao, et de lui dire : Un homme est là, dont l’identité sera facile à établir, qui sera reconnu, même après vingt-trois années d’absence, et cet homme, c’est l’instigateur du vol des diamants de Tijuco, c’est le complice des assassins des soldats de l’escorte, c’est le condamné qui s’est soustrait au supplice, c’est Joam Garral, dont le vrai nom est Joam Dacosta.

— Ainsi, dit Joam Garral, je n’aurais rien à craindre de vous, Torrès, si je vous faisais la réponse que vous attendez ?

— Rien, car alors, ni vous ni moi, nous n’aurions intérêt à parler de cette affaire.

— Ni vous, ni moi ? répondit Joam Garral. Ce n’est donc pas avec de l’argent que je dois acheter votre silence ?

— Non, quelle que soit la somme que vous m’offriez !

— Que voulez-vous donc alors ?

— Joam Garral, répondit Torrès, voici quelle est ma proposition. Ne vous hâtez pas d’y répondre par un refus formel, et rappelez-vous que vous êtes en mon pouvoir.

— Quelle est cette proposition ? » demanda Joam Garral.