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Page:Verne - La Jangada, 1881, t1.djvu/155

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DE PEVAS À LA FRONTIÈRE.


XI

de pevas à la frontière


Pendant les quelques jours qui suivirent, la navigation ne présenta aucun incident. Les nuits étaient si belles que le long train de bois se laissa aller au courant, sans même faire halte. Les deux rives pittoresques du fleuve semblaient se déplacer latéralement, comme ces panoramas de théâtre qui se déroulent d’une coulisse à l’autre. Par une sorte d’illusion d’optique, à laquelle se faisaient inconsciemment les yeux, il semblait que la jangada fût immobile entre les deux mouvants bas-côtés.

Benito ne put donc aller chasser sur les berges, puisqu’on ne fit aucune halte ; mais le gibier fut très avantageusement remplacé par les produits de la pêche.

En effet, on prit une grande variété de poissons