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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/87

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fiance, lorsque son capitaine lui apprit la bonne nouvelle.

Au 25 janvier, la distance était déjà suffisamment augmentée pour que toute crainte dût disparaître à cet égard.

« Allons, dit le capitaine Servadac, ce rapprochement aura toujours servi à nous démontrer que Vénus n’a pas de lune ! »

Et, en effet, Dominique Cassini, Short, Montaigne de Limoges, Montbarron et quelques autres astronomes, ont très-sérieusement cru à l’existence de ce satellite.

« Et cela est fâcheux, ajouta Hector Servadac, car cette lune, nous l’aurions peut-être prise en passant, ce qui en eût mis deux à notre service. Mais, mordioux ! je ne parviendrai donc pas à avoir l’explication de tout ce dérangement de la mécanique céleste !

— Mon capitaine ? dit Ben-Zouf.

— Que veux-tu ?

— Est-ce qu’il n’y a pas à Paris, au bout du Luxembourg, une maison avec une grosse calotte sur la tête ?

— L’Observatoire ?

— Précisément. Eh bien, est-ce que ce n’est pas aux messieurs qui demeurent dans cette calotte d’expliquer tout cela ?

— Sans doute

— Alors, attendons patiemment leur explication, mon capitaine, et soyons philosophes !