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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/67

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« Et cependant, se dit-il, il me paraît difficile d’admettre que notre campement ait été transporté à une telle hauteur, puisque la mer est là, qui baigne les falaises ! »

Mais si, en cette occasion, Hector Servadac avait tiré des conséquences justes, il ne pouvait encore dire quelle en était la cause. Inde iræ.

Cependant, grâce à une immersion plus longue, les œufs furent presque cuits. Il en fut de même pour le couscoussou. Ben-Zouf observa justement qu’il en serait quitte, à l’avenir, pour commencer ses opérations culinaires une heure plus tôt, et il servit son capitaine.

Et pendant que celui-ci mangeait de grand appétit, en dépit de ses préoccupations :

« Eh bien, mon capitaine ? dit Ben-Zouf, qui n’entrait jamais en matière sans employer cette formule interrogative.

— Eh bien, Ben-Zouf ? répondit l’officier, suivant l’invariable habitude qu’il avait de répondre ainsi à son ordonnance.

— Qu’allons-nous faire ?

— Nous allons attendre.

— Attendre ?…

— Que l’on vienne nous chercher.

— Par mer ?

— Par mer, nécessairement, puisque nous sommes maintenant campés dans une île.