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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/282

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jonction avec le soleil et disparaissait dans son irradiation.

« Reviendra-t-elle ? » dit Ben-Zouf, qui, pour avoir le premier signalé ce satellite, s’y intéressait de tout cœur.

Et vraiment, après tant de phénomènes cosmiques, dont la cause échappait encore aux Galliens, l’observation du brave Ben-Zouf n’était pas absolument oiseuse.

Le 26, le temps étant très-pur, l’atmosphère très-sèche, le thermomètre tomba à douze degrés centigrades.

À quelle distance Gallia se trouvait-elle alors du soleil ? Quel chemin avait-elle parcouru sur son orbite depuis la date indiquée au dernier document trouvé en mer ? Aucun des habitants de la Terre-Chaude n’eût pu le dire. La diminution apparente du disque solaire ne pouvait plus servir de base à un calcul, même approximatif. Il était à regretter que le savant anonyme n’eût pas adressé de nouvelles notices donnant le résultat de ses dernières observations. Le capitaine Servadac regrettait tout particulièrement que cette correspondance singulière avec un de ses compatriotes — il s’obstinait à le regarder comme tel — n’eût pas eu de suites.

« Après cela, dit-il à ses compagnons, il est bien possible que notre astronome ait continué à nous écrire par étuis ou par barils, mais que ni les uns ni