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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/214

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la Dobryna, et l’on voyait de nombreuses meules d’épis qui s’élevaient sur la plaine en partie dépouillée.

Quant à ces bandes, d’oiseaux, c’étaient tous ceux que Gallia avait emportés avec elle, lorsqu’elle se sépara du globe terrestre. Et il était naturel qu’ils eussent cherché refuge à l’île Gourbi, puisque là seulement ils trouvaient des champs, des prairies, de l’eau douce, — preuve qu’aucune autre partie de l’astéroïde ne pouvait assurer leur nourriture. Mais aussi, c’était aux dépens des habitants de l’île qu’ils prétendaient vivre, — prétention à laquelle il faudrait s’opposer par tous les moyens possibles.

« Nous aviserons, dit Hector Servadac.

— Ah çà ! mon capitaine, demanda Ben-Zouf, et les camarades d’Afrique, que sont-ils devenus ?

— Les camarades d’Afrique sont toujours en Afrique, répondit Hector Servadac.

— Les braves camarades !

— Seulement l’Afrique n’est plus là ! ajouta le capitaine Servadac.

— Plus d’Afrique ! Mais la France ?

— La France ! Elle est bien loin de nous, Ben-Zouf !

— Et Montmartre ? »

C’était le cri du cœur ! En quelques mots, le capitaine Servadac expliqua à son ordonnance ce qui était arrivé, et comme quoi Montmartre, et avec Montmartre Paris, et avec Paris la France, et avec la France