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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/210

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la distance de Gallia au soleil, qui était de cinquante-neuf millions de lieues seulement au 15 février, est au 1er mars de soixante-dix-huit millions, soit un accroissement de dix-neuf millions de lieues. Donc, à mesure que Gallia s’éloigne du soleil, sa vitesse de translation sur son orbite diminue, ce qui est parfaitement conforme aux lois de la mécanique céleste.

— Et tu en conclus, Procope ? demanda le comte Timascheff.

— Que nous suivons, comme, je l’ai déjà remarqué, une orbite elliptique, mais dont il nous est impossible de calculer l’excentricité.

— J’observe, en outre, reprit le comte Timascheff, que l’auteur du document se sert encore de ce nom de Gallia. Je propose donc de l’adopter définitivement pour le nouvel astre qui nous entraîne, et d’appeler cette mer « la mer Gallienne ».

— Oui, répondit, le lieutenant Procope, et je l’inscrirai sous ce nom, lorsque j’établirai notre nouvelle carte.

— Quant à moi, ajouta le capitaine Servadac, je ferai une troisième remarque : c’est que ce brave homme de savant est de plus en plus enchanté de la situation, et, quoi qu’il arrive, je répéterai avec lui partout et toujours : Nil desperandum ! »

Quelques heures plus tard, la vigie de la Dobryna avait enfin connaissance de l’île Gourbi.