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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/208

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retournerait à la terre du Gourbi, dont vingt lieues au plus la séparaient.

« Mon pauvre Ben-Zouf ! dit le capitaine Servadac, qui avait bien souvent songé à son compagnon pendant ce voyage de cinq semaines. Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé de fâcheux ! »

Cette courte traversée de la pointe volcanique à l’île Gourbi ne devait être signalée que par un incident. Ce fut la rencontre d’une seconde notice du mystérieux savant, qui, ayant évidemment pu calculer les éléments de Gallia, la suivait, jour par jour, sur sa nouvelle orbite.

Un objet flottant fut signalé au lever du soleil. On le repêcha. Cette fois, c’était un petit baril de conserves qui remplaçait la bouteille traditionnelle, et, cette fois encore, un épais tampon de cire à cacheter, portant les mêmes initiales que l’étui déjà repêché dans ces conditions, en maintenait la bonde hermétiquement fermée.

« Du même aux mêmes ! » dit le capitaine Servadac.

Le baril fut ouvert avec précaution, et on y trouva le document dont la teneur suit :

« Gallia ( ? )
« Ab sole, au 1 mars, dist. : 78, 000, 000 l. !
« Chemin parcouru de fév. à mars : 39, 000, 000 l. !
« Va bene ! All right ! Nil desperandum !
« Enchanté !  »

« Et ni adresse, ni signature ! s’écria le capitaine