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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/197

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puis ce point où se projetait autrefois le cap d’Antibes jusqu’à l’entrée, du détroit qui s’ouvre sur les eaux de Gibraltar, et, dans le sud, depuis le golfe de Gabès jusqu’à ce même détroit. Nous avons bien suivi, au sud, la limite que dessinait l’ancienne côte africaine, mais non celle qui forme la nouvelle. Qui sait si toute issue nous est fermée au midi, et si quelque fertile oasis du désert africain n’a pas échappé à la catastrophe ? En outre, l’Italie, la Sicile, l’archipel des îles Baléares, les grandes îles de la Méditerranée ont peut-être résisté, et il serait convenable d’y conduire la Dobryna.

— Tes observations sont justes, Procope, répondit le comte Timascheff, et il me paraît indispensable, en effet, de compléter le levé hydrographique de ce nouveau bassin.

— Je me range à votre idée, ajouta le capitaine Servadac. Toute la question est de savoir s’il faut actuellement compléter notre exploration avant de revenir à l’île Gourbi.

— Je pense, répondit le lieutenant Procope, que nous devons utiliser la Dobryna pendant qu’elle peut servir encore.

— Que veux tu dire, Procope ? demanda le comte Timascheff.

— Je veux dire que la température va toujours décroissant, que Gallia suit une courbe qui l’éloigné de plus en plus du soleil, et sera bientôt soumise