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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/181

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le comte Timascheff en continuant sa lecture, « quatre-vingt-deux millions de lieues. »

— Il s’agit là, évidemment, répondit Hector Servadac, du chemin parcouru par Gallia sur sa nouvelle orbite.

— Oui, ajouta le lieutenant Procope, et, en vertu des lois de Kepler, la vitesse de Gallia, ou, ce qui revient au même, le chemin parcouru dans des temps égaux, a dû diminuer progressivement. Or, la plus haute température que nous ayons subie s’est précisément fait sentir à cette date du 15 janvier. Il est donc probable que, à cette date, Gallia était à son périhélie, c’est-à-dire à sa distance la plus rapprochée du soleil, et qu’elle marchait alors avec une vitesse double de celle de la terre, qui n’est que de vingt-huit mille huit cents lieues par heure.

— Très-bien, répondit le capitaine Servadac, mais cela ne nous indique pas à quelle distance Gallia s’éloignera du soleil, pendant son aphélie, ni ce que nous pouvons espérer ou craindre pour l’avenir.

— Non, capitaine, répondit le lieutenant Procope ; mais, avec de bonnes observations, faites sur divers points de la trajectoire de Gallia, on parviendrait certainement à déterminer ses éléments, en lui appliquant les lois de la gravitation universelle…

— Et, par conséquent, la route qu’elle doit suivre dans le monde solaire, dit le capitaine Servadac.

— En effet, reprit le comte Timascheff, si Gallia est