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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/178

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La cire, qui en rendait le couvercle adhérent, était intacte, et elle avait conservé l’empreinte d’un cachet sur lequel se lisaient ces deux initiales :

P. R.

Le cachet fut brisé, l’étui fut ouvert, et le lieutenant en retira un papier que l’eau de mer avait respecté. Ce n’était qu’une simple feuille quadrillée, détachée d’un agenda et portant ces mots, suivis de points d’interrogation et d’exclamation, — le tout d’une grosse écriture renversée :

« Gallia ???

« Ab sole, au 15 fév., dist. : 59,000,000 l. !

« Chemin parcouru de janv. à fév. : 82,000,000 l.

« Va bene ! All right ! Parfait !!! »

« Qu’est-ce que cela veut dire ? demanda le comte Timascheff, après avoir tourné la feuille de papier en tous sens.

— Je n’en sais rien, répondit le capitaine Servadac ; mais, ce qui est certain, c’est que l’auteur de ce document, quel qu’il soit, vivait encore au 15 février, puisque le document mentionne cette date.

— Évidemment, » répondit le comte Timascheff.

Quant au document, il n’était pas signé. Rien ne marquait son lieu d’origine. On y trouvait des mots latins, italiens, anglais, français, — ces derniers en plus grand nombre que les autres.

« Ce ne peut être une mystification, dit le capitaine