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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/111

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— Si nous en étions plus loin, répondit le lieutenant Procope en secouant la tête, nous n’aurions pas seulement cinq brasses de profondeur, mais deux ou trois cents !

— Alors ?... demanda le comte Timascheff.

— Je ne sais que penser.

— Monsieur le comte, dit le capitaine Servadac, je vous le demande en grâce, poussons une pointe au sud, et voyons si nous ne trouverons pas plus loin ce que nous cherchons vainement ici ! »

Le comte Timascheff, conféra avec le lieutenant Procope, et, le temps étant maniable, il fut convenu que, pendant trente-six heures encore, la Dobryna descendrait vers le sud.

Hector Servadac remercia son hôte, et la route nouvelle fut donnée au timonier.

Pendant trente-six heures, c’est-à-dire jusqu’au 4 février, l’exploration de cette mer fut faite avec le soin le plus scrupuleux. On ne se contenta pas d’envoyer sous ces eaux suspectes la sonde, qui accusa partout un fond plat par quatre et cinq brasses, mais ce fond fut raclé avec des dragues de fer, et ces dragues ne rencontrèrent jamais ni une pierre taillée, ni un débris de métal, ni un morceau de branche brisée, ni même une seule de ces hydrophytes ou de ces zoophytes dont est ordinairement semé le sol des mers. Quel fond s’était donc ainsi substitué à l’ancien fond méditerranéen ?

La Dobryna descendit jusqu’au trente-sixième degré