Ouvrir le menu principal

Page:Verne - César Cascabel, 1890.djvu/443

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
430
césar cascabel.


« Excusez, monsieur le comte… dit-elle.

— Non… monsieur Serge pour vous, mes amis… toujours monsieur Serge !… Et pour toi aussi, ma fille ! » ajouta-t-il en ouvrant ses bras à Kayette.



XV

conclusion


Il est fini, le voyage de M. Cascabel, et bien fini ! La Belle-Roulotte n’a plus qu’à traverser la Russie et l’Allemagne pour mettre le pied en France, et le nord de la France pour rentrer au pays normand ! C’est encore un long trajet, sans doute. Mais, comparé à ce parcours de deux mille huit cents lieues qu’elle vient de faire, ce n’est plus qu’une promenade, une simple promenade — « une course de fiacre ! » disait M. Cascabel.

Oui ! Il est fini ce voyage et mieux terminé qu’on aurait pu espérer, après tant d’aventures ! Et jamais il n’y eut de dénouement plus heureux — pas même dans cette admirable pièce des Brigands de la Forêt Noire, qui s’était cependant achevée à l’immense satisfaction du public et des acteurs — sauf Ortik et Kirschef. Ils furent en effet pendus quelques semaines plus tard, tandis que leurs complices étaient envoyés au fond de la Sibérie pour le reste de leurs jours.

La question de séparation se présenta alors avec toutes ses tristes conséquences. Comment allait-elle se résoudre ?

Eh bien ! ce fut d’une façon très simple.

Le soir même, lorsque le personnel fut réuni à la Belle-Roulotte, le comte Narkine dit :