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Page:Verne - César Cascabel, 1890.djvu/116

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« On dirait un coup de feu !… s’écria M. Cascabel.

— Oui… on a tiré… répondit Jean.

— Sans doute quelque chasseur !… dit Cornélia.

— Un chasseur… par cette nuit sombre ?… fit observer Jean. Ce n’est guère probable ! »

En ce moment, une seconde détonation retentit, et des cris se firent entendre.


X

kayette


À ces cris, M. Cascabel, Jean, Sandre et Clou s’élancèrent hors de la voiture.

« C’est par là, dit Jean, en montrant la lisière de la forêt qui s’étendait le long de la frontière.

— Écoutons encore ! » répondit M. Cascabel.

Ce fut inutile. Aucun autre cri ne traversa l’espace, aucune autre détonation ne succéda aux deux détonations qui venaient de se produire.

« Est-ce un accident ?… demanda Sandre.

— En tout cas, répondit Jean, il est certain que ces cris étaient des cris de détresse et que, de ce côté, il y a quelque personne en danger…

— Il faut aller à son secours ! dit Cornélia.

— Oui, enfants, marchons, répondit M. Cascabel, et soyons bien armés ! »

Après tout, il était possible que ce ne fût pas un accident. Peut-être quelque voyageur avait-il été victime d’un attentat sur la frontière