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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/9

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nier rang, les bravos et les hips ne lui furent point ménagés. Bon camarade, aussi serviable que dégourdi, nature de prime-saut, il ne comptait que des amis parmi les pensionnaires d’Antilian School.

À l’appel de son nom, chacun des lauréats était monté sur l’estrade pour recevoir le shake hand de M. Ardagh ; puis il avait été reprendre sa place au milieu de ses camarades moins favorisés, qui l’acclamaient de grand cœur.

On n’est pas sans avoir remarqué la diversité des noms des neuf lauréats, qui indiquait des origines différentes au point de vue de la nationalité. Cette diversité s’expliquera par cela seul que l’établissement que dirigeait M. Julian Ardagh à Londres, Oxford street, 314, était connu, et très avantageusement, sous la dénomination d’Antilian School.

Depuis une quinzaine d’années, cet établissement avait été fondé pour les fils de colons originaires des grandes et petites Antilles, — de l’Antilie, comme on dit actuellement. C’était là que les élèves venaient commencer, continuer ou achever leurs études en Angleterre. Ils y restaient généralement jusqu’à leur vingt et unième