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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/85

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stables !… Mais les circonstances se prêtaient-elles à l’exécution de leur projet ?… Des complices, ils ne pouvaient en compter parmi les hommes du capitaine Paxton !… Tenteraient-ils donc de s’emparer du navire par surprise, puis de se débarrasser de son équipage par force ?…

À coup sûr, on devait tout attendre de malfaiteurs si déterminés, et pour lesquels il y allait de la vie. Ils étaient dix, et l’Alert ne comptait sans doute pas un plus grand nombre de matelots. En ces conditions, l’avantage serait pour eux.

Après avoir achevé sa lecture, Harry Markel remit dans sa poche le fragment de ce journal, tombé entre ses mains à la prison de Queenstown, et il ajouta :

« Nous sommes aujourd’hui le 29… C’est demain seulement que l’Alert doit lever l’ancre, et, cette nuit, il sera encore à son mouillage de l’anse Farmar, même si les passagers sont déjà arrivés… ce qui n’est pas probable, et nous n’aurons affaire qu’à l’équipage. »

Il convient d’observer que, même en cas que les pensionnaires d’Antilian School fussent déjà à bord, ces bandits n’auraient pas renoncé à s’emparer du navire. Il y