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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/83

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Il semblait bien, d’après ce que venait de dire Harry Markel, qu’ils comptaient rejoindre ce bâtiment avec l’embarcation préparée par leur camarade Corty. Avaient-ils donc l’intention de se cacher à bord ?…

C’était là une grosse difficulté. Ce qui est peut-être possible à un ou deux hommes ne l’est plus à dix. Se fussent-ils glissés dans la cale, en admettant qu’ils l’eussent fait sans être aperçus, on n’aurait pas tardé à les découvrir et leur présence serait immédiatement signalée à Queenstown.

Aussi Harry Markel devait-il avoir en vue une autre manière de procéder plus pratique et plus sûre. Laquelle ?… Avait-il pu s’assurer la complicité de quelques matelots de ce navire à la veille de prendre la mer ?… Ses compagnons et lui étaient-ils certains d’avance d’y trouver refuge ?

Du reste, dans la conversation qui se tenait entre ces trois hommes, pas un mot n’avait été prononcé qui eût permis de connaître leur projet.

Comme ils se taisaient dès qu’un des clients du Blue-Fox s’approchait de leur table, ils ne se fussent pas laissé surprendre.

Cependant, après avoir répondu ainsi qu’il a été dit au maître d’équipage, Harry Markel