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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/82

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le capitaine. Dans un port il y a toujours quelque embarcation qui traîne au bout de son amarre… Il n’est pas difficile de sauter dedans… et Corty doit l’avoir conduite en un endroit sûr…

— Les sept autres ?… demanda Ranyah Cogh, auront-ils pu le rejoindre !…

— Certainement, répliqua Harry Markel, puisque c’était convenu, et ils resteront à surveiller le canot jusqu’au moment de nous y embarquer…

— Ce qui m’inquiète, fit observer le cuisinier, c’est que nous sommes ici depuis une heure, et que Corty n’est pas encore là !… L’aurait-on arrêté ?…

— Et ce qui m’inquiète bien davantage, déclara John Carpenter, c’est de savoir si le navire est à son mouillage toujours…

— Il doit y être, répondit Harry Markel, prêt à lever l’ancre ! »

Nul doute que le projet du capitaine et de ses compagnons ne fût de quitter le Royaume-Uni, où ils couraient tant de dangers, et même l’Europe, pour chercher asile de l’autre côté de l’Océan. Mais dans quelles conditions espéraient-ils mettre ce projet à exécution et comment parviendraient-ils à s’introduire sur un bâtiment en partance ?…