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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/62

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saurez les éviter avec votre prudence habituelle… Mais ne me laissez pas sous cette fâcheuse impression que ce voyage puisse se prolonger…

— Les observations que j’ai cru devoir faire, répondit M. Patterson, en se défendant par un geste d’avoir dépassé les limites permises, ces observations n’ont point pour but de jeter le trouble dans votre âme, madame Patterson… Je désirais simplement vous mettre en garde contre toute inquiétude en cas que le retour pût être retardé, sans qu’il y eût lieu d’en concevoir de sérieuses alarmes…

— Soit, monsieur Patterson, mais il est question d’une absence de deux mois et demi, et je veux croire qu’elle ne dépassera pas ce terme…

— Je veux le croire aussi, répondit M. Patterson. En somme, de quoi s’agit-il ?… D’une excursion dans une contrée délicieuse, d’une promenade d’îles en îles à travers les Indes occidentales… Et, quand nous ne reviendrions en Europe que quinze jours plus tard…

— Non, Horatio », répliqua l’excellente dame qui s’entêtait plus que d’ordinaire.

Et, ma foi, on ne sait trop pour quelle