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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/61

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— Les habits légers seront prêts.

— De couleur noire, pourtant, car il ne conviendrait ni à ma situation ni à mon caractère de revêtir le costume fantaisiste du tourisme…

— Rapportez-vous-en à moi, monsieur Patterson, et je n’oublierai pas non plus la formule Wergal contre le mal de mer, ni les ingrédients dont elle conseille l’usage…

— Oh ! le mal de mer !… fit M. Patterson avec dédain.

— N’importe, ce sera prudent, reprit Mrs Patterson. Ainsi, c’est bien convenu, il ne s’agit que d’un voyage de deux mois et demi…

— Deux mois et demi, c’est dix à onze semaines, madame Patterson… Il est vrai, dans ce laps de temps, que d’aléas peuvent se produire !… Ainsi que l’a dit un sage, si l’on sait quand on part, on ne sait pas quand on revient…

— L’important est qu’on revienne, dit très justement Mrs Patterson. Il ne faudrait pas m’effrayer, Horatio… Je me résigne, sans récriminations intempestives, à une absence de deux mois et demi, à l’idée d’un voyage sur mer… Je connais les périls qu’il présente… J’ai lieu de croire que vous