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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/44

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rajusta ses gants et pénétra à l’intérieur du cabinet, éclairé par deux fenêtres à stores demi-baissés, qui donnaient sur la grande cour. M. Ardagh, différents papiers sous ses yeux, était assis devant son bureau, muni de plusieurs boutons électriques. Après avoir relevé la tête, il adressa un signe amical à M. Patterson. »

« Vous m’avez fait demander à votre cabinet, monsieur le directeur ?… dit M. Patterson.

— Oui, monsieur l’économe, répondit M. Ardagh, et pour vous entretenir d’une affaire qui vous concerne très personnellement. »

Puis, montrant une chaise placée près du bureau :

« Veuillez vous asseoir », ajouta-t-il.

M. Patterson s’assit, après avoir soigneusement relevé les pans de sa longue redingote, une main étendue sur son genou, l’autre ramenant son chapeau sur sa poitrine.

M. Ardagh prit la parole :

« Vous savez, monsieur l’économe, dit-il, quel a été le résultat du concours ouvert entre nos pensionnaires, en vue d’obtenir des bourses de voyage…

— Je le sais, monsieur le directeur, ré-