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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/40

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pas sous la main précisément celui qu’il fallait, un homme sérieux et méthodique par excellence, qui remplirait consciencieusement ses fonctions, qui méritait toute confiance, qui inspirait une générale sympathie, et que les jeunes voyageurs accepteraient volontiers pour mentor ?

Restait la question de savoir si ledit personnage consentirait à faire ce voyage, s’il lui conviendrait de s’aventurer au-delà des mers…

Le 24 juin, cinq jours avant la date fixée pour le départ de l’Alert, dans la matinée, M. Ardagh fit prier M. Patterson de venir dans son cabinet pour une communication importante.

M. Patterson, l’économe d’Antilian School, était occupé, suivant son invariable habitude, à régler ses comptes de la veille, lorsqu’il fut demandé par M. Ardagh.

Aussitôt, M. Patterson, faisant remonter ses lunettes à son front, répondit au domestique, qui se tenait sur le pas de la porte :

« Je vais, sans perdre un instant, me rendre à l’invitation de M. le directeur. »

Et, rabaissant ses lunettes, M. Patterson reprit sa plume pour achever la queue d’un 9, qu’il était en train de mouler au bas de la