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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/34

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tion d’en devancer d’un mois le début réglementaire, — ce qui permettrait de franchir l’Atlantique en belle saison à l’aller comme au retour.

Au total, rien de plus acceptable que ces conditions, qui furent accueillies avec enthousiasme. Il n’y avait point à craindre que les familles fissent des objections à un déplacement si agréable et si profitable à tous les points de vue. De sept à huit semaines, c’était la limite que l’on pouvait lui assigner en tenant compte des retards possibles, et les jeunes boursiers reviendraient en Europe, le cœur plein des inoubliables souvenirs de leurs chères îles du Nouveau-Continent.

Enfin, une dernière question se posait sur laquelle les familles furent bientôt fixées.

Est-ce que les lauréats seraient livrés à eux-mêmes, eux dont les plus âgés n’avaient point encore dépassé leur vingtième année ?… En somme, lorsque la main d’un maître ne serait plus là pour les rapprocher, pour les contenir ?… Lorsqu’ils visiteraient cet archipel appartenant aux divers États européens, n’y avait-il pas à craindre des jalousies, des heurts, si quelque question de nationalité se soulevait ?… Oublieraient-ils que tous étaient d’origine antilienne, pen-